PHOTOCLUBBING #11

9 janvier au 10 février 2018

VERNISSAGE SAMEDI 13 JANVIER 2018
PHOTOCLUBBING
mois palaisien de la photo
Photoclubbing, la onzième édition mois palaisien de la photo en Essonne, est organisé par le photo-club de la MJC de Palaiseau avec le soutien de la MJC, de la ville de Palaiseau et du Conseil Général de l’Essonne. C’est l’occasion, pendant le mois de janvier, de présenter au public 5 expositions gratuites dans différents lieux de la ville (MJC de Palaiseau, Le Ferry, le Parc de l’Hôtel de Ville…) Les auteurs sélectionnés, la plupart du temps en devenir, sont choisis en fonction de la cohérence et de la qualité de leur travail. Photoclubbing revendique la diversité de sa programmation. Photoclubbing ne choisit pas une photographie plutôt qu’une autre et souhaite faire côtoyer sur ses cimaises tous les genres (paysages, portraits, instantanés, carnets de voyages…), toutes les options stylistiques (couleur, noir et blanc) et surtout toutes les démarches d’auteur (professionnels, amateurs confirmés, reporters, plasticiens, illustrateurs…).
A Palaiseau au mois de janvier, il n’y a pas à choisir. La photographie ce n’est pas cela ou cela mais bien cela et cela.

LES MURS ONT PARLE
Olivier Corsan
Du 9 janvier au 10 février 2018
Parc de l’Hôtel de Ville Palaiseau
Accès libre

Le vendredi 13 novembre 2015, je ne travaille pas. Après une journée de repos, je regarde à la télévision le match de football au Stade de France. Au début de la rencontre, j’entends deux explosions auxquelles je ne prête pas attention, les prenant pour des bombes agricoles que les supporteurs font parfois exploser pendant les rencontres. A la mi-temps, je zappe mécaniquement sur BFM. Les journalistes de la chaine d’information en continu sont confus. Il s’est passé quelque chose dans Paris. Quoi ? Ce n’est pas clair ! J’appelle ma rédaction, qui est en train de se déployer dans Paris.

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Un de mes collègues est déjà parti vers le restaurant le Petit Cambodge. BFM parle du Bataclan. Je m’y rends sans trop savoir ce que j’y trouverai. J’arrive avant que la police ait eu le temps de clôturer le périmètre de sécurité. Avec quatre confrères nous investissons un hall d’immeuble face à la salle de spectacle avec la bienveillance de la gardienne qui nous ouvre sa loge. Au début, je crois à une prise d’otages, et m’attends à rester dans ce hall 24h voire 48h, le temps que les négociateurs arrivent à faire entendre raison aux hommes en armes. Rapidement les réseaux sociaux parlent d’un carnage. Peut-être 80 morts. Si c’est le cas, alors les forces de l’ordre n’auront pas le choix. Elles devront donner l’assaut sans délai. Vers minuit, les fusils automatiques se font entendre. Puis le silence. Puis des cris. Puis des ombres, qui fuient le Bataclan depuis son premier étage grâce à une échelle de pompier posée là pour les évacuer. Puis plusieurs jours de travail intense, partagés entre la couverture de la traque en Seine-Saint-Denis et les nombreux recueillements autour de la salle de spectacle accompagnés de dépôt de fleurs, de dessins, de bougies, de messages. Le 25 novembre, je rentre tard chez moi. Je passe devant un graphe Je suis en vie, puis un autre Paris Debout. Je prends mon boîtier et part déambuler dans Paris pour recenser ces témoignages que des artistes ou non ont laissés dans Paris aux abords du Bataclan. Après les attentats de Paris en 2015, les murs ont parlé pour dire l’émotion partagée et le souffle de la vie qui se renouvelle. Ces photos en sont le souvenir.

 

 

Olivier Corsan, né en 1968, vit et travaille à Paris. Il débute la photographie en 1984. Il adhère en 1986 au photo-club de la MJC de Palaiseau, en Essonne, dont il devient l’un des animateurs en 1988. Sa carrière professionnelle démarre en 1994 avec quelques premières parutions dans le Figaro. 

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Depuis 1997, il est photo-reporter au Parisien pour lequel il couvre l’actualité française et internationale (Tsunami, CPE, émeutes urbaines, Tour de France, Roland Garros, élections présidentielles…). Diffusés par l’agence Maxppp, ses reportages sont parus dans de nombreux titres de presse (Libération, Paris-Match, l’Express, Télérama, News-Week, Financial Times, Der Spiegel…). En 2006, il crée Photoclubbing, le mois palaisien de la Photo, qu’il organise depuis chaque année en janvier. Il poursuit par ailleurs un travail d’auteur tourné, entre autres, vers le littoral français et méditerranéen, les ambiances urbaines et les signaux faibles sociétaux. Certaines de ses photographies ont été exposées ou projetées dans divers festivals comme Visa pour l’Image à Perpignan ou le Mois de la Photo à Paris. En 2007, il est lauréat du Prix Sosno-Canon (meilleure photo de la presse quotidienne régionale 2006). En 2012, il ouvre un blog photo WhoWhenWherePhoto hébergé sur leparisien.fr où il poste régulièrement des images de l’actualité.

AU PARC
Colette Sérougne
Du 9 janvier au 10 février 2018
MJC de Palaiseau, Parc de l’hôtel de ville, Palaiseau, ouverte du lundi au mardi de 10h à 22h, le samedi de 10h à 18h, fermée le dimanche
Entrée libre
Vernissage avec l’artiste samedi 13 janvier 2018 à 19h

Au parc de Sceaux, on va pour se promener, pour marcher, pour courir, pour regarder, pour réfléchir, pour lire, pour travailler, pour se rencontrer, s’embrasser, se caresser, bronzer, dormir, pêcher, écouter de la musique, les oiseaux, pour sortir les enfants, les vieux, les chiens et même d’autres animaux (j’y ai vu une caille qui suivait l’homme qui l’avait sauvée des chasseurs), pour se prendre en photo, pour faire des photos.

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On y va parce que le parc est beau, qu’on s’y sent tranquille, parce qu’il y a de nombreux bancs pour se reposer, des pelouses pour s’allonger, des espaces sauvages pour faire courir les chiens. Et pour mille autres raisons probablement liées à l’harmonie de ce lieu, qui donne une belle image de l’humanité.  

 

 

Grâce à son père photographe amateur, Colette Sérougne est entrée très jeune dans le monde étrange et merveilleux d’une chambre noire. Elle a fait ses premiers essais de photographie avec un célèbre petit boitier cubique, le Brownie Flash. Puis elle a commencé à faire des photos en couleurs avec de petits appareils argentiques simples.

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C’était l’époque où l’on faisait des albums avec les photos qu’on trouvait les meilleures afin de pouvoir les partager avec les amis et collègues. Lorsqu’elle a pris sa retraite après une longue carrière scientifique elle est « entrée en photographie » et a dès lors considéré cette activité comme son nouveau job. Ses premiers pas dans la photographie numérique ont été accompagnés au sein du club photo de Villebon sur Yvette. Puis, c’est avec le photo-club de la MJC de Palaiseau, qu’elle fréquente assidûment depuis 2009, qu’elle a progressé sensiblement grâce aux conseils prodigués par les animateurs et, en particulier ceux d’Olivier Corsan. Elle a ainsi pu participer aux nombreuses expositions réalisées par ce club chaque année. Elle a eu l’honneur de présenter en 2013, à l’espace 181 de Palaiseau, un travail personnel intitulé « Maisons à voir » dans le cadre de Photoclubbing, le mois palaisien de la photo.


SEUL DANS LA NUIT

Yann Delcambre
Du 9 janvier au 10 février 2018
MJC de Palaiseau, Parc de l’hôtel de ville, Palaiseau, ouverte du lundi au mardi de 10h à 22h, le samedi de 10h à 18h, fermée le dimanche
Entrée libre
Vernissage avec l’artiste samedi 13 janvier 2018 à 19h

La nuit est un monde parallèle sans paroles ; cachée le jour, elle se révèle au soleil couchant. Elle prend place même si quelques lumières humaines essaient de subsister. Le ciel s’illumine présentant ses milliards d’années d’existence, situant notre place dans cet univers sans limites. 

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Pendant que tout le monde dort, les paysages nocturnes délivrent leurs secrets à ceux qui ont la patience d’aller à leur rencontre et de les observer. Exempte d’échange et de communication, la nuit est comme hors de notre société moderne, voire même hors du temps. Au matin, éclairée par notre étoile, cette fantaisie s’évanouit.

 

 

Yann Delcambre, né en 1977, est attiré par le monde de l’image dès son plus jeune âge. Tout d’abord, par le vecteur de l’image numérique qui lui fait passer de nombreuses heures à recréer des images de monuments ou de paysages. Grâce à une mère créative, l’usage d’appareil photo a toujours été présent dans sa famille. 

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L’envie de faire de la photographie est révélée en 1997 pendant ses études, il devient l’heureux possesseur d’un des premiers appareils numériques avec enregistrement sur disquette. En 1998, il documente son service militaire et réalise ses premières séries. Par la suite, la photographie resta présente sans réellement être exploitée. C’est en septembre 2013, qu’il rejoint le photoclub de la MJC de Palaiseau et qu’il commence à développer sa pratique de la photographie grâce aux échanges avec les membres et les animateurs. La nuit est un des sujets récurrents. La 4e partie de journée a toujours été pour lui un moment à part pour avoir le temps d’aller explorer ce qu’il s’y passe.

ROAD TO SALVATION
Alexandre Decoodt
Du 9 janvier au 10 février 2018
MJC de Palaiseau, Parc de l’hôtel de ville, Palaiseau, ouverte du lundi au mardi de 10h à 22h, le samedi de 10h à 18h, fermée le dimanche
Entrée libre
Vernissage avec l’artiste samedi 13 janvier 2018 à 19h

Derrière la transformation permanente et l’émiettement du territoire américain, certains paysages de l’Ouest perdurent… et pas seulement dans les films. Chaque visiteur reste interdit devant l’éternité de ce patrimoine naturel magique et impressionnant. Simple touriste embarqué en septembre 2015 dans un circuit en bus entre la Californie, le Nevada, l’Utah et l’Arizona, appareil photo en bandoulière, j’ai voulu rendre un hommage à ma manière à celles et ceux qui ont traversé cet espace, il n’y a pas si longtemps à l’échelle géologique.

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Pour bâtir sur la côte ouest une nouvelle vie, fuir des contraintes ou rêver en grand sur une planche de surf ou sur un plateau de tournage. Pour ce, ils ont construit des routes, établi des motels pour se reposer, et même jouer. Mais se sont-ils comme moi arrêtés une minute, quelques secondes pour contempler ces splendeurs qui les ont entourés ? En guise de conclusion, un proverbe amérindien dit quelque chose comme ça : « L’homme croit que la nature lui appartient, c’est le contraire, il appartient à la nature comme les autres animaux ou les végétaux ». Songeons-y ici même en France, à Palaiseau….

 

 

Alexandre Decoodt, né en 1970, dès son plus jeune âge est attiré par l’image en mouvement, 25 par secondes. Faisant par ci, par là quelques clichés photographiques avec l’appareil reflex Mamiya emprunté à son père, sans grand résultat. J

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ohn Ford, Fritz Lang, Terrence Malick, les frères Coen sont parmi les réalisateurs qui l’inspirent. Etudiant en cinéma, puis travaillant dans le secteur audiovisuel, c’est en 2010, tout d’un coup, que la photographie l’intéresse véritablement. En 2011, il rejoint le Photo-Club de la MJC de Palaiseau et se rend compte du « temps perdu »… Il s’aperçoit qu’on peut faire un cliché photographique qui raconte autant qu’un film de 1 heure et demie…

TOUR PARIS 13
Olivier Corsan
Du 8 janvier au 14 février 2018
Le Ferry, 12 avenue de Stalingrad, Palaiseau, ouvert mercredi et samedi de 14h à 19h, le vendredi de 16h à 19h.
Entrée libre
Vernissage avec l’artiste samedi 13 janvier 2018 à 14h

A l’automne 2013, un immeuble va être démoli dans le 13e arrondissement de Paris. Au bord de la Seine, il fait face au ministère des finances de Bercy. Avec la bienveillance de la Mairie d’arrondissement, des artistes venus de différents horizons (France, Australie, Tunisie…) investissent chacun un des appartements des neuf étages et du sous-sol de la petite tour. Chacun s’y exprime à sa façon, graphes, peintures, installations…

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Rapidement, des visites sont organisées dans cette éphémère Lascaux du XXIe siècle. Pour des raisons de sécurité, les entrées y sont comptées et La Tour Paris 13, ainsi renommée, voit sur son seuil la file d’attente s’allonger sur plusieurs centaines de mètres. Plus de quatre heures d’attente sont parfois nécessaires pour pouvoir pénétrer dans le lieu. Beaucoup renonceront. Pour le Parisien, j’ai eu la chance d’y entrer et de pouvoir immortaliser ces salles qui allaient être livrées au bulldozer. La photo, c’est ce qui a été. Photoclubbing me donne l’occasion d’exposer les images de cette aventure collective et artistique, qui n’a duré qu’un temps mais qui a laissé chez ceux qui ont eu la chance de la partager un long souvenir.

 

 

Olivier Corsan, né en 1968, vit et travaille à Paris. Il débute la photographie en 1984. Il adhère en 1986 au photo-club de la MJC de Palaiseau, en Essonne, dont il devient l’un des animateurs en 1988. Sa carrière professionnelle démarre en 1994 avec quelques premières parutions dans le Figaro. 

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Depuis 1997, il est photo-reporter au Parisien pour lequel il couvre l’actualité française et internationale (Tsunami, CPE, émeutes urbaines, Tour de France, Roland Garros, élections présidentielles…). Diffusés par l’agence Maxppp, ses reportages sont parus dans de nombreux titres de presse (Libération, Paris-Match, l’Express, Télérama, News-Week, Financial Times, Der Spiegel…). En 2006, il crée Photoclubbing, le mois palaisien de la Photo, qu’il organise depuis chaque année en janvier. Il poursuit par ailleurs un travail d’auteur tourné, entre autres, vers le littoral français et méditerranéen, les ambiances urbaines et les signaux faibles sociétaux. Certaines de ses photographies ont été exposées ou projetées dans divers festivals comme Visa pour l’Image à Perpignan ou le Mois de la Photo à Paris. En 2007, il est lauréat du Prix Sosno-Canon (meilleure photo de la presse quotidienne régionale 2006). En 2012, il ouvre un blog photo WhoWhenWherePhoto hébergé sur leparisien.fr où il poste régulièrement des images de l’actualité.

 

PHOTOCLUBBING#11
mois palaisien de la photo
du 9 janvier au 10 février 2018
5 expositions – 3 lieux
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PARC DE L’HOTEL DE VILLE
Les murs ont parlé Olivier Corsan – reportage

MJC DE PALAISEAU
Parc de l’Hôtel de Ville de Palaiseau, 01 60 14 29 32, lundi au vendredi de 10h à 22h, le samedi de 10h à 18h. Entrée libre.
Au parc Colette Sérougne – photo-humaniste
Seul dans la nuit Yann Delcambre – photos nocturne
Road to salvation Alexandre Decoodt – carnet de voyage

LE FERRY
Lieu de fabrique culturelle
12, avenue de Stalingrad à Palaiseau, mercredi et samedi 14h-19h, vendredi et 16h-19h. Entrée libre.
Tour Paris 13 Olivier Corsan – reportage arts urbains

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Station Palaiseau RER B