Jean-Baptiste Salaün

UNE QUETE DE LIBERTE

Après de longues journées de cours, le week-end, les vacances, les jeunes profitent de leurs instants de liberté, pour souffler, penser à autre chose. J’en fais partie. Dans la nuit, l’obscurité, en marge, la jeunesse cherche à s’exclure du reste de la société pour se sentir libre. Loin des parents, des choix pour l’avenir. Envie de respirer. J’ai l’occasion de vivre cela avec mes potes. Pour s’échapper, certains skatent, mixent, fument. Moi, je photographie. Je photographie ce que je vis. Olivier Corsan, l’animateur du Photo-Club de la MJC de Palaiseau, a su me montrer la continuité et l’intérêt de mes photos : le regard d’un jeune de vingt ans sur des jeunes du même âge. Ainsi encouragé, je continue donc à photographier mon quotidien, un quotidien qui ne sera plus le même dans cinq, dix ou vingt ans.

Jean-Baptiste Salaün a 20 ans. Il est actuellement en DUT Mesures Physiques à Orsay. La photographie a toujours été présente autour de lui, entre son grand-père, sa grande sœur et ses amis… Premiers clichés en classes vertes avec des appareils photos jetables. Il demande alors au Père Noël en 2016 son premier reflex numérique. Une fois ce dernier dans les mains, une grande période de timidité s’est installée, peur du résultat, du regard d’autrui. Il intègre le Photo-Club de sa faculté, qui lui donne un certain élan, une envie d’essayer, d’oser ! En parallèle du numérique, il découvre la photo argentique et le développement grâce à un ami de ses parents. Cela le dirige vers la rue, la street-photography. Finis les résultats immédiats, place à l’attente de l’instant magique du bain révélateur. Cela décomplexe vis-à-vis du résultat. En 2018, il rejoint le Photo-Club de la MJC de Palaiseau avec l’envie de partager. Bien entouré, il progresse et s’enrichit tant d’un point de vue technique que culturel et se confronte à différents points de vue. Aujourd’hui, en photographiant spontanément, passionnément son quotidien, ses amis, son environnement, il éprouve cette indispensable sensation de liberté que sa génération recherche. Sans vraiment savoir encore pourquoi la photographie a pris cette place dans sa vie.