PARENTHESE Sandie Boituzat

Je vis en banlieue depuis toujours, et plus particulièrement près de Paris dans un tissu urbain à forte densité depuis 2005. La course permanente, le béton comme panorama sont mon quotidien. J’ai découvert par hasard le petit port de pêche de Grandcamp-Maisy, dans le Calvados à 60 km de Caen, proche des plages du débarquement. Au premier regard, les nuances subtiles des lumières douces et parfois grises et ce littoral paisible ont résonné profondément en moi. Besoin, d’air, d’espace et d’évasion, Grandcamp-Maisy a été, entre 2016 et 2019, une parenthèse magique. Loin du stress de la capitale, j’ai pu m’y laisser aller tranquillement à quelques pensées mélancoliques salvatrices, avant de repartir au combat de nos vies franciliennes.

Sandie Boituzat nait en Essonne en 1979, et y vit jusqu’à ses 24 ans avant d’emménager dans le Val-de-Marne pour s’installer à Vitry-sur-Seine en 2003. Envie de s’exprimer, de créer, Sandie pratique la peinture, la poterie… Inscrite au cours de dessin de la MJC de Palaiseau, elle y découvre par hasard son photo-club. Attirée depuis toujours par la photographie, la lumière et ses infinies interprétations du monde, elle décide de se lancer. Elle fait ses premiers pas de photographe en argentique noir et blanc, et s’initie aux joies du laboratoire et de ses tirages N&B grâce aux stages organisés par les animateurs bénévoles du club. Elle en suit les leçons et apprend à apprivoiser la lumière. Elle va où le vent la mène, se laissant guider par son instinct pour choisir ses sujets. Après deux ans d’aventure avec le club et de pratique photographique, elle fait une pause, appelée à d’autres priorités pendant quelques années tout en gardant toujours un contact étroit avec le photo-club de la MJC de Palaiseau pendant cette période en participant à certaines sorties. Sandie rejoint à nouveau le photo-club « à temps plein » en 2015.