MIGRANTS, ICI & MAINTENANT

Arnaud Dumontier

Du 7 janvier au 6 mai 2019

Parc de l’Hôtel de Ville Palaiseau – Accès libre

 

En octobre 2013, Arnaud Dumontier se rend pour le Parisien, à Lampedusa en Italie, pour couvrir le naufrage d’une embarcation de 500 migrants, qui a coûté la vie à 366 d’entre eux. Il décide alors de documenter régulièrement la crise migratoire qui secoue le pourtour méditerranéen.

Fuyant la guerre ou la misère, des milliers de migrants frappent aujourd’hui aux portes de l’Europe. Les photos ici présentées ont toutes été prises en France. De la « jungle » de Calais aux différents camps parisiens, ces hommes, ces femmes et parfois ces enfants après avoir parcouru avec détermination des milliers de kilomètres et pris tous les risques, livrés à eux-mêmes dans le plus grand dénuement, ne cessent d’interroger par leur présence souvent silencieuse notre société, celle de la patrie des droits de l’homme, sur ces valeurs réelles et effectives. Le constat est implacable. C’est ainsi que des hommes vivent. Cela se passe ici et maintenant.

Arnaud Dumontier, né en 1976, vit dans l’Oise et travaille essentiellement en région parisienne. C’est au collège que la passion de la photographie lui vient. Figer sur le papier des instants de vie devient pour lui un besoin, une nécessité. Sa chambre d’adolescent se transforme en laboratoire argentique et c’est tout naturellement qu’il s’oriente alors vers des études de photographie. Le reportage est son genre photographique de prédilection. Josef Koudelka, James Nachtwey, Sebastião Salgado ou encore Paolo Pellegrin sont ses principales sources d’inspiration. Il commence d’abord par documenter la vie des marins pêcheurs et des gens du voyage avant d’intégrer en 2001 l’équipe du journal Le Parisien comme Reporter-Photographe. Depuis, sa photographie est essentiellement journalistique et il réalise pour ce grand quotidien français de nombreux reportages sur l’actualité nationale et internationale avec un intérêt particulier pour les sujets où l’humanité des protagonistes, avec leurs drames et leurs espoirs, s’impose à nous sans artifice.