AFRIQUE VAN DYKE

Michel Carrier

Du 8 janvier au 2 février 2019

Centre social les Hautes Garennes, 32, rue Gustave Flaubert, Palaiseau, ouvert mardi-jeudi 9h30-12h30 et 16h-18h, mercredi-vendredi 9h30-12h30 et 14h-18h, samedi 10h-12h30 et 14h-18h, fermé le dimanche.Entrée libre.
Vernissage le samedi 12 janvier à 16h

Le goût des voyages a conduit Michel Carrier, à plusieurs reprises, en Afrique. Du nord d’abord puis de l’ouest. Il y a découvert, parmi tous les trésors que recèle ce continent, l’élégance brutale des constructions en terre. Au Maroc, au Bénin, au Mali. Scientifique de formation, amoureux des procédés photographiques anciens, il convertit ses prises de vue numériques en tirages papier issus du procédé Van Dyke dont les nuances brunes conviennent si bien à l’ocre des terres de l’architecture africaine. Commencé en 2000, ce projet est malheureusement rapidement abandonné, en particulier au Mali, pour des raisons de sécurité. Non sans regret, tant il reste de mosquées, de maisons de villages Dogon, d’écoles à recenser et à immortaliser. Ces images sont donc le début de quelque chose, une invitation à découvrir une Afrique pragmatique, pleine de ressources malgré les faibles moyens, et dont la qualité des tirages Van Dyke nous rappelle l’intemporalité, celle d’un continent où tout semble toujours recommencer.

Michel Carrier, né en 1944, vit en Essonne. Attiré par la photographie dès son adolescence, il s’inscrit à un cours par correspondance et s’adonne à sa passion avec comme support les films argentiques pendant de nombreuses années. Dans les années 90, juste avant le raz de marée du tout digital, Michel Carrier, chimiste de métier, commence à s’intéresser aux procédés anciens, comme le cyanotype développé par le chimiste Herschel en 1842. Il poursuit ses expériences dans la magie de son laboratoire et ressuscite alors, entre autres, le procédé Van Dyke (système photochimique fer-argent), le papier salé ou la gomme bichromatée. En 2018, il rejoint le photo-club de la MJC de Palaiseau, qui vient d’inaugurer son nouveau laboratoire argentique, pour partager avec les photoclubbers palaisiens, pour leur plus grande joie, son savoir-faire des procédés photographiques d’antan.