IN/OUT

Rose-Pierre Lefevre

Du 8 janvier au 2 février 2019

MJC de Palaiseau, Parc de l’Hôtel de Ville, Palaiseau, ouvert du lundi au vendredi de 10h à 22h, le samedi de 10h à 18h, fermé le dimanche.Entrée libre.
Vernissage avec l’artiste samedi 12 janvier 2019 à 19h

Rose-Pierre Lefevre déambule dans les rues de la capitale ou d’ailleurs, son appareil photo en bandoulière. La street-photography, c’est aussi son rayon. L’instant décisif, la poésie, la lumière sont parfois au coin de la rue. Au milieu de la cité, de son tumulte, le regard se perd, divague et va se poser où bon lui sied. Il cherche l’équilibre, la fantaisie. Il les trouve souvent dans les reflets des vitrines des magasins où se mélangent le dedans et le dehors, le IN/OUT, où les silhouettes sont des fantômes, qui ont l’embarras de choisir entre deux mondes parallèles. Au travers de la lumière, de sa transparence, cette mise en abyme crée le mystère, qui hypnotise ceux qui prennent le risque de s’y plonger. L’image nait, touche la photographe et comme une évidence nous parle, nous raconte une histoire pas si simple que cela, ici en noir et blanc. Cette déambulation fut une belle aventure, troublante, entachée d’imprévus au gré de la lumière toujours changeante au fil des saisons.

Rose-Pierre Lefevre a aujourd’hui 67 ans. Pendant longtemps, elle a photographié les évènements familiaux : mariages, anniversaires, noëls, vacances, voyages, enfants, enfants des enfants… Il suffisait d’être là, de déclencher au bon moment pour saisir tous ces souvenirs et avoir ensuite le plaisir de consulter dans les albums ce qui avait été. En 2006, elle pousse la porte du photo-club de la MJC de Palaiseau armée de son boîtier argentique et de son 50mm. Tout recommence alors. Au labo n&b, c’est une révélation ! Sous la lumière inactinique, elle s’enivre des parfums de la chimie, scrute, le cœur battant, les images qui apparaissent doucement dans les bains. Heures inoubliables. Puis le numérique surgit et tout recommence à nouveau. Une aventure différente. Quel que soit le support, argentique ou numérique, Rose-Pierre Lefevre reste fidèle au noir et blanc, qui rappelle sans cesse que la photographie n’est jamais qu’une interprétation de la réalité. Fidèle aussi à ses classiques, Ronis, Doisneau, Riboud, Cartier-Bresson, Brassaï, Boubat, elle continue à photographier son monde sans le prendre de haut, à hauteur d’homme, ou de femme, à sa hauteur en fait, 1m51, avec son œil sensible. Aujourd’hui Rose-Pierre vit au Pays Basque. Là-bas, il paraît qu’elle a rencontré un nouveau photo-club, avec qui cela se passe très bien. Ils font des apéros tout le temps. C’est une nouvelle aventure, différente, mais comme elle est fidèle, le photo-club de Palaiseau est encore dans son cœur où se trouve aussi ce qui a été.